Vase de Soissons

 

 

Vase de Soissons

Le célèbre vase de Soissons provient en fait du diocèse de Reims : il s’agit d’un vase liturgique en argent qui fut intégré au butin des Francs lors de la guerre entre Clovis et Syagrius à la fin du Vème siècle.

L’évêque de Reims Saint Rémi envoya un messager à Clovis afin qu’il restitue cet objet mais la règle de partage des prises de guerre était stricte : chaque part, y compris celle du roi, était tirée au sort.

Afin de respecter les bonnes relations qu’il entretenait avec l’église et étant donné que le tirage au sort à Soissons (d’où le nom « vase de Soissons ») n’attribua pas le vase à Clovis, ce dernier le réclama en prétextant un passe-droit. Un soldat s’y opposa, frappa le vase avec une hache en disant : « tu n’auras rien que ce que le sort t’attribuera vraiment ».

Clovis s’inclina, mais parvint tout de même à échanger d’autres objets contre le vase cabossé qu’il restitua à l’évêque : il n’a donc pas été cassé comme l’indiquent certains manuels d’histoire.

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Lors d’une revue de son armée à Soissons bien plus tard, Clovis, qui avait la rancune tenace, remarqua que les armes de celui qui avait frappé le vase étaient mal entretenues : il les jeta à terre et tandis qu’il se penchait pour les ramasser, Clovis lui fracassa le crâne en disant : « ainsi as-tu fait à Soissons avec le vase ». Il profita ainsi du droit de vie et de mort que le Roi avait sur ses sujets.

Grâce à ce geste, il n’en sera que mieux respecté : les rois imposent leur autorité par la terreur !