Chiens du guet, à Saint-Malo

 

 

Chiens du guet, à Saint-Malo

Instaurés au XIIe siècle et nourris par un impôt communal, les Chiens de Saint-Malo gardaient la ville dès le couvre-feu sonné. C'est un terrible accident qui met fin à leur toute-puissance en 1770.

Une des pages les plus originales et les plus curieuses de notre histoire locale est l'histoire des Chiens du guet remontant à 1155, et d'où naquit le légendaire M. du Mollet dont l'auréole fut en France longtemps aussi populaire que celle des Jacques Cartier, des Duguay-Trouin et des Surcouf. A cette époque, Saint-Malo n'était relié à la terre ferme que par une mince langue de terre...

Les chiens du guet étaient entretenus aux frais de la commune qui, pour couvrir ces dépenses, avait institué un impôt appelé « droit de chiennage ». Des officiers municipaux appelés « chiennetiers » étaient chargés de les dresser, les nourrir, les lâcher au coucher du soleil, et les ramener quand le jour se levait[1].

Quant à leur race, il s'agissait vraisemblablement de dogues si l'on en croit le blasonnement qui les décrit [].

Ils ont été instaurés en 1155, et ont assuré leur fonction jusqu'au 7 mars 1770, date à laquelle ils ont dévoré un officier de marine du nom d'Ansquer de Kerouartz[,qui avait tenté de forcer le passage et d'escalader l'enceinte : suite à cet accident, la municipalité a donné l'ordre de les empoisonner..