Comment est né le personnage de Janouille ?

«L'envie de faire partager ma passion pour l'histoire»

 
Enfants ou adultes, on craque tous pour les histoires du sieur Janouille... / Photo Morad Cherchari - Tous droits réservés. Copie interdite.
Enfants ou adultes, on craque tous pour les histoires du sieur Janouille... / Photo Morad Cherchari () 

Enfants ou adultes, on craque tous pour les histoires du sieur Janouille... / Photo Morad Cherchari

D'origine nantaise mais arrivé en Lot-et-Garonne il y a maintenant 18 ans, Jean Rocher, 53 ans, incarne le personnage de Janouille, le guide touristique le plus célèbre du département. 5 000 à 6 000 personnes le suivent chaque année. Brin de causette.

Une anecdote pour donner l'envie de visiter Monflanquin ?

La maison du Prince Noir est le monument de Monflanquin. Le passage du Prince Noir m'offre l'occasion de relater la guerre de Cent Ans et l'ordre de la Jarretière. Jeanne de Kent, qui fut la femme du Prince Noir, dansait un jour à la cour du roi Edouard III. Elle perdit quelque chose… Quoi ? Sa jarretière. Edouard III lui releva doucement et dit «Honni soit qui mal y pense».

Comment est né le personnage de Janouille ?

Janouille est le fils bâtard d'Henri IV. Je tiens cette légende orale d'une mamie aujourd'hui décédée, Yvonne Martineau. Son grand-père lui avait transmise. Henri IV est venu à Monflanquin. La légende dit qu'il aurait eu une maîtresse et qu'elle aurait eu un enfant, Janouille. (Ému) J'ai d'ailleurs toujours en ma possession les enregistrements, en occitan, d'Yvonne.

Janouille est né à Monflanquin mais il s'est vite exporté…

Je faisais du théâtre, du cirque, du jonglage. Ça a formé le personnage. Sur Monflanquin, les visites se sont étoffées. Il y a tout de suite eu du monde. Et Nérac m'a appelé assez rapidement. Il y a eu ensuite Penne-d'Agenais. Il y a le château médiéval de Roquefère.

Cet été, il y a en plus Puy-l'Evêque et Barbaste. Il y a, parfois avec moi, les Troubadours. C'est aussi un spectacle, du théâtre de rue. Quoi qu'il en soit, je m'enrichis toujours des autres villages. Ils apportent de l'eau à mon moulin.

Le costume rouge et blanc, emblématique, existe depuis toujours ?

Oui, la costumière a choisi les couleurs.

Au bout de 18 ans, quel est votre moteur pour continuer les visites ?

Le public. Qu'il soit érudit ou non, il répond bien aux histoires de Janouille. Et puis mon envie de partager ma passion pour l'Histoire est intacte.

Vous réalisez des visites toute l'année. En quoi celles de l'été sont-elles différentes ?

Elles ont lieu tous les jours ! Mais c'est le temps des vacances. Les gens sont généralement heureux, détendus.

La Dépêche du Midi