Par Stéphane William Gondoin

 

Aux yeux de l'homme moderne, le château fort constitue le monument emblématique des mille années d'histoire que nous avons coutume d'appeler " Moyen Age ". Dans l'imaginaire collectif, des chevaliers bardés de fer s'affrontent courtoisement toutes bannières déployées en d'interminables tournois, à l'ombre de massives tours crénelées. Les malheureux paysans traînent leur misère en curant le fond des douves, maudissant discrètement l'avidité sans borne d'une noblesse omnipotente. Derrière les épaisses murailles, le maître des lieux tient sa cour, exerce son pouvoir absolu, se livre à de gargantuesques ripailles en évoquant ses parties de chasse ou ses exploits guerriers. De temps à autre un hobereau du voisinage vient lui jeter un défi, comme pour rompre une existence trop monotone et se lance avec ses hordes à l'assaut de ses remparts.
La réalité est bien évidemment beaucoup plus nuancée. Le concept de château fort, demeure seigneuriale fortifiée, n'apparaît que dans la seconde moitié du IXe siècle. Les méthodes de construction et les techniques de siège vont alors connaître une évolution incessante, dans une course effrénée à l'efficacité optimale : l'attaquant veut forcer la place ; le défenseur doit à tout prix l'empêcher d'y pénétrer.
Cette étude se propose d'appréhender ce double phénomène et de le réinsérer dans son contexte historique, afin d'en mieux appréhender les contours. Emaillée de nombreuses anecdotes et de multiples repères chronologiques, elle présente de manière vivante des temps lointains hauts en couleurs.
 Ce passé ainsi ressuscité fut le quotidien de nos ancêtres. Elle démontre également que le réflexe immémorial de fortifier pour survivre ne s'est pas éteint au crépuscule du " Moyen Age ", mais a perduré jusqu'aux premières lueurs du XXie siècle.
  
La presse en parle : "Cet excellent ouvrage, particulièrement dense et documenté, étudie ce phénomène complexe et le réinsère dans son contexte historique. Emaillé de nombreuses anecdotes, de descriptions architecturales et de multiples repères chronologiques, il trouve naturellement sa place chez tous les férus de la civilisation médiévale." (Atrium Construction)