Par Stéphane William Gondoin

 

La guerre de Cent Ans a tracé dans l'histoire franco- anglaise un sillon écarlate, léguant à la postérité une vision apocalyptique du crépuscule de la période médiévale : conflit interminable, querelles sanglantes pour le pouvoir, soldats pillant et dévastant les contrées, longues famines rythmées de terribles épidémies... Ce climat permanent d'insécurité oblige les hommes à renouveler leurs conceptions ancestrales de la fortification, pour mieux protéger leurs vies et leurs biens. Ils emploient toutes leurs ressources intellectuelles afin de répondre à l'efficacité croissante des armes de siège, et plus spécialement de l'artillerie à poudre. Les murailles, couronnées de mâchicoulis, surmontées de pinacles et de clochetons, s'élèvent et s'épaississent au son du canon. Mais ces temps troublés marquent aussi un tournant important dans le mode de vie des plus grands. Les châteaux demeurent certes des espaces protégés du monde extérieur, mais ils doivent également répondre aux exigences de confort de leurs occupants. Place aux chaussures à poulaines et aux joyaux, aux pelisses et aux hennins, à l'abri de palais- forteresses, écrins des frasques d'une cour fastueuse et tumultueuse.

La presse en parle : " Très bien illustré par l'auteur, largement fourni en plans des édifices et en enluminures, l'ouvrage est parfaitement adapté à la recherche documentaire [...] Au final, ce livre est parfaitement à sa place dans un centre de documentation et peut aussi accompagner le visiteur curieux." (Clionaute)