Par Stéphane William Gondoin

 

Ce premier tome de la collection « Seigneurs et forteresses » est consacré aux apports du roi de France Philippe Auguste à l’architecture castrale. Son avènement en 1179/1180 marque un tournant décisif dans l’histoire de la nation française : politique accompli et rusé, ce prince d’exception agrandit considérablement son domaine, au détriment de ses rivaux anglo-angevins, les fameux Plantagenêts. Les fortifications jouent un rôle essentiel dans l’occupation de ces terres nouvelles. Aussi Philippe attache-t-il à leur conception une importance considérable. Au moment où apparaissent les premières grandes armes de jet à contrepoids, l’architecture militaire a besoin d’être réinventée. Il s’entoure donc d’hommes compétents qui créent de nouvelles structures révolutionnaires. Parmi cette élite rigoureusement sélectionnée, figure un certain Guillaume de Flamenville, maître d’œuvre de son état. Parvenu au crépuscule de son existence, ce professionnel réputé dicte ses mémoires à son jeune secrétaire. Il se montre un bavard impénitent, assoiffé de connaissance et surtout désireux de transmettre sa science à la postérité. Sa quête personnelle tient en ces quelques mots : « La pierre et le bois habitent mon âme depuis l’enfance et de la chaux humide coule dans mes veines. »
La presse en parle : "Une idée originale dans le style docu-fiction." (Histoire et Images Médiévales)