Jean II le Bon (1350-1364)

Surnommé le Bon, ce roi de France succéda le 22 août 1350 à Philippe de Valois, son père, et fut sacré à Reims le 26 septembre de la même année, avec Jeanne de Boulogne, sa seconde femme. Il avait plus de quarante ans lorsqu’il parvint au trône, et, placé souvent à la tête des armées sous le règne précédent, il s’y était montré avec beaucoup de valeur. Les peuples, qui attribuent toujours leurs maux à ceux qui les gouvernent, oubliant ce qui pouvait justifier la mémoire de Philippe de Valois, se flattèrent d’être plus heureux sous l’autorité de son fils.

Jean II le Bon (1350-1364)
Jean II le Bon (1350-1364)
Mais l’habile Édouard III régnait encore en Angleterre : ses prétentions à la couronne de France étaient devenues, par ses victoires, plus légitimes dans l’esprit de ceux qui avaient des dispositions à se laisser séduire, et l’indiscipline parmi les nobles, l’esprit de faction dans la bourgeoisie, faisaient chaque jour de nouveaux progrès. Jean, que nous verrons bientôt assembler la nation avec une confiance qui seule suffirait pour prouver combien il était éloigné de toute tyrannie, se vit réduit, dès les premiers jours de son règne, à violer les formes de la justice pour ne pas compromettre son autorité.

Raoul, comte d’Eu et de Guines, connétable de France, avait été fait prisonnier par les Anglais ; à son retour de Londres, il se présenta devant le roi, qui le fit arrêter, et le troisième jour on lui trancha la tête dans l’hôtel qui lui servait de prison, en présence de plusieurs seigneurs, mais sans que son procès eût été rendu public. Le connétable était accusé de s’être laissé gagner par Édouard, comme Robert d’Artois et Geoffroi d’Harcourt sous le règne précédent : l’exemple de ces deux coupables, qui s’étaient échappés et qui ensuite causèrent tant de mal à la France, décida le roi à brusquer la mort du connétable.

Les historiens prétendent que cet acte de rigueur acheva de lui aliéner la noblesse ; mais, sans chercher à justifier un arrêt rendu et exécuté dans l’ombre, peut-être serait-il plus vrai de dire que Jean ne crut nécessaire d’agir avec tant de précipitation que parce qu’il connaissait assez les dispositions secrètes des grands de l’État pour être convaincu que, s’il différait à punir, on parviendrait à sauver le coupable, d’autant plus que le roi d’Angleterre même, selon les usages du temps, aurait pu intervenir à cause de la rançon que lui devait encore le connétable. Sa charge passa à Charles d’Espagne de la Cerda, qui fut assassiné peu de temps après par Charles, roi de Navarre, surnommé le Mauvais ; ce prince, pour mieux assurer l’impunité de ce crime, se hâta de traiter avec l’Angleterre et se mit en mesure de se défendre.

Par une de ces bizarreries si communes dans les temps de factions, le même roi qui n’avait osé employer les formes de la justice pour faire condamner le connétable d’Eu fut réduit à assembler le parlement avec solennité pour accorder la grâce au roi de Navarre, qui ne se souciait pas de l’obtenir, et qui même ne consentit à paraître la solliciter qu’en se faisant accorder de grands avantages. Quoiqu’il y eût une trêve signée entre la France et l’Angleterre, la guerre continuait dans toutes les provinces où les Anglais et les Français avaient des intérêts à démêler, soit pour eux, soit pour les partis qu’ils soutenaient : la trêve n’existait dans le fait qu’entre les armées royales ; encore était-il facile de prévoir qu’elle ne durerait pas longtemps.

Le roi, dans l’espérance de s’attacher la noblesse, imita l’exemple d’Édouard III, qui venait d’instituer l’ordre de la Jarretière : il créa un ordre de chevalerie à l’honneur de Notre-Dame ; on l’appela l’ordre de l’Etoile. Mais des grâces ne suffisaient plus depuis que les armées, devenues nombreuses, se composaient en grande partie de troupes soldées : il fallait de l’argent, et, la même année que les Anglais déclarèrent la trêve rompue, Jean convoqua dans Paris une assemblée de la nation pour délibérer sur les besoins du gouvernement.

Cette assemblée, qu’on peut regarder comme la première dans laquelle le tiers état ait été compté pour un ordre, s’ouvrit en 1355 et répondit aux intentions du roi ; ce qui déconcerta les factieux, qui, pour lui susciter des embarras, avaient été jusqu’à séduire Charles, Dauphin de, France, en le persuadant qu’il devait s’unir au roi de Navarre. Jean n’eut point de peine à faire comprendre à son fils que le premier de tous les intérêts pour lui était de ne porter aucune atteinte à un pouvoir dont il était destiné à hériter un jour.

D’accord ensemble, ils attirèrent à Rouen Charles le Mauvais, ainsi que les principaux factieux qui l’accompagnaient toujours, et les arrêtèrent. Quatre furent décapités le même jour ; pour le Navarrais, on le transféra sous bonne garde à Château-Gaillard, où il fut enfermé avec deux de ses conseillers intimes ; les autres furent mis en liberté. Les parents et les anus du Navarrais prirent les armes et se réunirent aux troupes du roi d’Angleterre, d’où les historiens ont conclu qu’ils n’agirent ainsi que par vengeance ; mais ils oublient que Charles le Mauvais, ayant depuis longtemps contracté alliance avec les Anglais, se serait lui-même rangé de leur côté s’il avait été libre.

Ce prince tient une si grande place, dans les événements de cette époque, qu’il est nécessaire de connaître les intérêts qui le faisaient agir ; car on ne peut admettre qu’avec toutes les qualités qu’il avait reçues de la nature et qu’une brillante éducation avait perfectionnées, il ait contribué aux désastres de sa patrie sans but et sans projets concertés. Charles, roi de Navarre, descendait de Louis le Hutin par sa mère et de Philippe le Hardi par le comte d’Evreux, son père ; les discussions élevées par Edouard III sur la succession au trône de France lui laissèrent entrevoir avec plaisir la chute des Valois, dans l’espoir que les Français, incapables de passer sous une domination étrangère, reviendraient à lui, prince du sang royal à double titre, déjà possesseur du royaume de Navarre ; de plusieurs provinces de France, et ayant des droits à faire valoir sur la Brie et la Champagne.

Il s’unissait à Edouard contre les Valois, comme contre des rivaux communs à l’un et à l’autre, mais sana désirer qu’il triomphât. Édouard, qui n’ignorait pas ses espérances secrètes, lui fournissait des secours trop faibles pour qu’il pût s’emparer du trône, mais suffisants pour prolonger les troubles.

Ainsi, les inconséquences qu’on remarque dans la conduite de Charles le Mauvais tiennent bien plus à la position difficile dans laquelle il s’était placé qu’à la légèreté de ses vues et à la violence de son caractère. De même, la manière dont le roi Jean s’y prit pour le faire enlever, pour le tenir renfermé au moment où la guerre se rallumait avec vivacité entre les deux notions, n’a pu être blâmée que par les historiens qui croient que ceux qui gouvernent sont, dans tous les temps, maîtres d’agir avec autorité.

La destruction de l’armée anglaise aurait été pour le roi une justification complète de sa conduite jusqu’à ce jour. Cette armée, commandée par le prince de Galles, fils aîné d’Édouard, connu sous le nom du Prince noir, s’était avancée avec beaucoup d’imprudence, pillant et dévastant tout sur son passage. Le roi, qui avait rassemblé ses troupes à Chartres, joignit les Anglais à deux lieues de Poitiers, et les serra de si près qu’à peine eurent-ils le temps de choisir un terrain difficile et de s’y retrancher ; cette position ne leur parut pas si sûre qu’Edouard, pour obtenir que son fils se retirât avec douze mille hommes qu’il commandait, n’offrit de l’argent, la liberté des prisonniers faits et une trêve de sept ans.

Le roi Jean, après avoir eu le tort de se laisser amuser par des négociations qui donnèrent aux ennemis le temps de se fortifier, refusa tout accommodement, et livra, le 9 septembre 1356, cette fatale bataille de Poitiers, où la supériorité du nombre et le courage furent rendus inutiles par l’imprudence, l’insubordination et l’ignorance de tous les principes de la guerre.

L’armée française fut mise dans une déroute complète ; de quatre fils du roi qui l’accompagnaient, trois se retirèrent si vite qu’ils justifièrent les traîtres qui s’empressaient de se sauver ; le quatrième, nommé Philippe, ne voulut jamais abandonner son père, qui combattait avec un courage héroïque, et il fut obligé de se rendre avec lui.

Le prince de Galles traita le roi son prisonnier avec les plus grands égards, le servit à table, refusa de prendre place à côté de lui, et lui prodigua les éloges les mieux mérités sur la valeur qu’il avait déployée pendant le combat, admirant avec la franchise d’un jeune héros la fermeté que ce monarque montrait dans son malheur. Il conduisit ses deux prisonniers à Bordeaux et les fit passer à Londres, dans la crainte de n’être plus le maître de leur sort, les Anglais et les Gascons commençant à se disputer la rançon qu’ils espéraient d’une si belle capture.

Édouard, tout en accablant le roi de politesses et d’égards, crut pouvoir lui offrir la liberté à condition qu’il reconnaîtrait que le royaume de France relevait de la couronne d’Angleterre. « J’ai reçu de mes cieux un royaume libre, répondit Jean ; je le laisserai libre à mes descendants. Le sort des combats a pu disposer de ma personne, mais non des droits sacrés de la royauté. » Edouard devait naturellement profiter des circonstances pour pousser la guerre avec vigueur ; mais l’intérêt des Anglais s’y opposa : ils redoutaient un monarque assez puissant au dehors pour attenter impunément à leur liberté, et les hostilités se ralentirent par l’événement même qui semblait devoir les rendre plus vives.

Les Français n’en furent pas plus heureux : la guerre civile s’étendit sur tout le royaume. Les paysans, attribuant la prison du roi à la lâcheté d’une noblesse qui les vexait depuis longtemps, se formèrent en bandes, pillèrent les châteaux, assassinèrent les nobles, leurs femmes, leurs enfants, et se portèrent à des excès qu’on pourrait appeler inouïs s’ils ne se renouvelaient dans tous les temps lorsque le peuple se charge de se faire justice à lui-même.

Mais on vit alors une chose extraordinaire ; car les Anglais et les Navarrais, malgré la guerre, se réunirent aux nobles français pour poursuivre ces assassins. Leur association et leurs terribles exploits, auxquels on a donné le nom de Jaquerie, prouvent combien le corps de la noblesse était affaibli par les combats livrés depuis un demi-siècle ; car si elle avait moins prodigué son sang sur le champ de bataille, elle se serait trouvée assez forte pour arrêter ces insurrections dès leur naissance, ou plutôt les paysans n’auraient osé s’armer contre elle.

Paris offrait des scènes non moins désastreuses ; mais l’intérêt particulier, l’ambition, la vengeance, s’y cachaient sous les apparences du patriotisme et d’un grand dévouement à l’intérêt général. Charles, Dauphin de France, auquel la postérité a donné le titre de Sage, crut devoir imiter son père en assemblant les états généraux, afin de les consulter sur les besoins de l’État.

Ces besoins n’étaient que trop connus : il fallait des hommes et de l’argent pour s’opposer aux Anglais ; il fallait surtout se presser autour de l’héritier de la couronne, lui donner le titre et le pouvoir d’un régent, et tromper les espérances d’Édouard par des démonstrations de vigueur qui auraient avancé la paix. Les états généraux, auxquels on demandait des secours indispensables et urgents, répondirent en demandant des réformes et la liberté du roi de Navarre ; et, comme ils n’étaient pas d’accord sur l’autorité du Dauphin, les trois ordres essayèrent de s’unir pour former une espèce de gouvernement indépendant de la volonté du prince.

La monarchie était dissoute si le tiers état avait su cacher ses prétentions ; mais les bourgeois de Paris, conduits par Marcel, prévôt des marchands, dont ils avaient fait leur idole, s’expliquèrent avec si peu de ménagement que la noblesse, effrayée, sentit le besoin de se rapprocher du trône.

Le Dauphin profita du peu d’accord des trois ordres avec une prudence qu’on ne peut trop admirer, à moins de prétendre, comme l’abbé de Mably, qu’un prince est un tyran parce qu’il conserve à la fois, sans répandre de sang, les droits de tous et les siens. La faction de Marcel était bien plus forte que le parti du Dauphin, composé de nobles épars dans les provinces et réduits à se défendre coutre des paysans révoltés ; aussi ne put-il empêcher que la liberté ne fût rendue à Charles le Mauvais, qui vint à Paris haranguer la populace avec beaucoup d’éloquence et de succès, car elle vit un sauveur dans ce prince allié des Anglais, erreur fort commune dans les troubles civils.

Le Dauphin, obligé de se parer des couleurs adoptées par les rebelles, d’embrasser, de paraître aimer le roi de Navarre, vit assassiner sous ses yeux, dans la chambre qu’il occupait, Robert de Clermont, maréchal de Normandie, et Jean de Conflans, maréchal de Champagne, sans qu’il lui fût permis d’intercéder en leur faveur, puisque leur attachement pour lui était le crime que leur reprochait Marcel, chef de cette sanglante exécution.

Ne pouvant compter sur rassemblée des états généraux, qui se prolongeait, quoique les hommes raisonnables s’en fussent retirés, le Dauphin s’adressa aux assemblées des provinces et trouva des secours. S’il quittait Paris, les bourgeois le regrettaient et faisaient mille promesses pour l’engager à revenir ; était-il au milieu d’eux, l’esprit de révolte reprenait le dessus. Mais les forces de ce prince augmentaient sensiblement, et le crédit du prévôt, cette idole du peuple, diminuait au point que Marcel, craignant d’être entièrement abandonné, forma la résolution de livrer la capitale au roi de Navarre, c’est-à-dire aux troupes anglaises.

La nuit même où il devait introduire les Navarrais, il fut prévenu par un bourgeois nommé Jean Maillard, qui lui fendit la tête d’un coup de hache, le 1er août 1358 ; et, comme si la folie des Parisiens eût été attachée à l’existence du prévôt des marchands, à peine le bruit de sa mort fut-il répandu que l’on ne se souvint du passé que pour en rougir, et le Dauphin rentra dans Paris au milieu des plus vives acclamations. Il acheva de calmer les esprits en accordant un pardon général, ne parut jamais se ressouvenir des injures, et reprit l’autorité qui lui était due par l’art admirable avec lequel il sut profiter des fautes de ceux qui lui étaient opposés.

Le roi, las d’être prisonnier en Angleterre, avait signé un traité extrêmement onéreux pour la France. Son fils pouvait-il s’opposer à ce qu’il fût exécuté sans paraître guidé par le désir de conserver le pouvoir ? Et cependant le Dauphin devait-il laisser démembrer un royaume qui lui appartiendrait un jour ?

Malgré les préventions qu’il lui était permis d’avoir contre les assemblées, il sut faire parler les états généraux pour rejeter les conditions acceptées à Londres par son père. Les négociations, plusieurs fois interrompues et reprises, se terminèrent par le traité de Brétigny, qui fixait la rançon du roi à trois millions d’écus d’or, et rendait à l’Angleterre une partie des provinces qu’elle avait autrefois possédées en France, Édouard renonçant, pour lui et pour les siens, à tous droits sur la couronne.

Jean fut d’abord conduit à Calais, où le Dauphin eut la permission de le voir. Le roi de Navarre vint pour se faire comprendre dans le traité, ce qu’il obtint ; et lorsqu’on eut livré les otages, parmi lesquels on comptait deux fils du roi, son frère, deux princes du sang, un nombre considérable de seigneurs et deux bourgeois de chacune des principales villes du royaume, le roi fut déclaré entièrement libre le 24 octobre 1360, après quatre ans et un mois de captivité. Il arriva le 13 décembre de la même année à Paris, où il fut reçu avec des témoignages de joie d’autant moins suspects que la ville lui fit aussitôt présent de mille marcs d’argent en vaisselle, et s’engagea d’elle-même à contribuer au paiement de sa rançon.

Le roi d’Angleterre chercha tous les moyens d’ajouter au fardeau d’un traité déjà si pénible pour la France, et protégea secrètement ces compagnies de soldats qui n’appartenaient qu’aux chefs qu’ils se donnaient, et qui ravageaient toutes les provinces en attendant qu’on les employât. Édouard avait cependant un grand intérêt à ne pas offrir le premier un prétexte de revenir sur des conditions acceptées à regret ; et, puisqu’il connaissait assez la scrupuleuse probité du roi pour en abuser, rien ne pouvait mieux convenir à Édouard que de le laisser vivre en paix, afin que Jean fût en état de remplir les engagements qu’il avait contractés ; mais l’ambition calcule rarement avec justesse.

Profitant de tout pour ajouter au traité de Brétigny, il excéda la patience des otages qui étaient à Londres : l’un d’eux, le duc d’Anjou, fils du roi, s’échappa et revint à Paris. C’est alors que Jean prit la résolution de retourner se constituer prisonnier à Londres, répondant à toutes les objections de son conseil que, si la bonne foi était bannie du reste du monde, il fallait qu’on la trouvât dans la bouche des rois.

Il passa en Angleterre sur la fin de décembre 1363, tomba malade peu après son arrivée, et mourut à Londres le 8 avril 1364, dans la 56e année de son âge et la 14e de son règne. La vaillance et la probité étaient les deux qualités qui distinguaient ce monarque ; quoique ses sujets fussent en droit de lui reprocher une partie de leurs malheurs, moins sévères que la postérité, ils le plaignirent, ne cessèrent de l’aimer, et lui donnèrent le surnom de Bon, qui explique l’attachement qu’ils eurent toujours pour lui.

On lui fit à Londres des funérailles magnifiques, auxquelles le roi d’Angleterre assista en deuil ; son corps fut rapporté en France et enterré à Saint-Denis le 7 mai. Il laissa de sa première femme, Bonne de Luxembourg, quatre fils et quatre filles : Charles V, qui lui succéda ; Louis d’Anjou, qui fut roi de Sicile ; Jean, duc de Berry, et Philippe, chef de la seconde race royale de Bourgogne ; l’aînée de ses filles était mariée à Charles le Mauvais, roi de Navarre ; la seconde, au comte de Bar ; la troisième, à Galeaz Visconti de Milan, qui donna deux cent mille écus pour obtenir une si noble alliance ; la quatrième prit le voile. Deux filles qu’il eut de Jeanne de Boulogne, sa seconde femme, moururent fort jeunes.

C’est sous ce règne que l’impôt connu sous le nom de tailles fut établi, le roi s’engageant à ne plus altérer les monnaies. Les historiens ont remarqué avec surprise que le luxe augmenta avec les désastres du royaume, et n’ont pu concevoir cette double progression, sans doute parce qu’ils pensaient que le luxe était une preuve de la richesse publique : en adoptant l’idée contraire, l’explication deviendrait facile.