Cité médiévale

La fondation de Dubrovnik remonte au VIIe siècle. A l'époque, les habitants d'Epidaure (Cavtat aujourd'hui), chassés par les invasions lombardes, décidèrent de se réfugier sur un rocher, très difficile d'accès. Ils baptisèrent leur nouvelle cité du nom de Raguse. La ville fut placée sous l'autorité de Constantinople et ne cessa de se développer. Elle devint, peu à peu, un comptoir commercial prospère, suscitant les convoitises. C'est pourquoi les habitants construisirent une enceinte fortifiée.

 

Entretemps, une cité du nom de Dubrovnik fut fondée non loin de là. Raguse et Dubrovnik fusionnèrent au XIIe siècle. La puissance économique de Dubrovnik ne cessa de croître et elle commença à faire de l'ombre aux autres cités méditerranéennes.

 

En 1205, Dubrovnik tomba sous la domination de Venise qui lui imposa une tutelle de plus de 150 ans. En 1358, le traité de Zadar la libéra du joug vénitien mais la plaça sous l'autorité de l'empire hongrois. Cependant, elle bénéficia d'une relative indépendance en matière de commerce et d'échanges. Elle devint une république autonome. Le XVIe siècle fut marqué par le rayonnement de l'empire ottoman.
Dubrovnik en devint une province en 1526.

 

L'année 1667 endeuilla profondément la cité. En effet, elle subit un terrible séisme qui fit 5 000 victimes et détruisit presque entièrement la ville. Dubrovnik fut rapidement reconstruite mais ne retrouva jamais les fastes d'antan.

 

En 1806, elle fut conquise par les troupes napoléoniennes. Cet événement marqua le glas du statut de république autonome dont elle jouissait. A l'issue du congrès de Vienne (1815), Dubrovnik fut annexée par l'Empire austro-hongrois. A la fin de la Première guerre mondiale, on l'intégra au royaume des Serbes, des Croates et des Slovènes. 

 

En 1991, Dubrovnik souffrit particulièrement de la guerre civile. Elle fut le théâtre de nombreux bombardements qui la défigurèrent. Heureusement, des fonds étrangers permirent sa reconstruction et aujourd'hui, elle a retrouvé toute sa splendeur. Ses ressources principales proviennent d'ailleurs du tourisme. L'enjeu, pour le futur, est de confirmer son statut de centre culturel de la côte dalmate.