Répression de la mendicité

 

 

Répression de la mendicité

Les mesures adoptées par l'Etat en matière de lutte contre la mendicité sont une suite d'alternances entre singulier relâchement et répression outrancière. Si un édit contre « hommes et femmes demeurant oiseux » voit le jour en 1350, c'est à l'aube de la Renaissance que fleurissent nombre d'initiatives gouvernementales cœrcitives visant à protéger une société en plein épanouissement.

Mais les troubles à l'ordre public observés dans les campagnes tout au long du XVIe siècle sonnent le glas de la politique répressive les ayant engendrés, appliquée à la lettre dans les villes par les magistrats. Bannissant pendaison, fouet et travaux forcés, l'administration fait volte-face au XVIIe siècle, distribuant des subsides aux indigents et intimant aux hôpitaux de recueillir les mendiants. Cependant, l'insuffisance des moyens mis en œuvre précipite le retour à des mesures répressives au XVIIIe siècle, plus sévères que jamais et autorisant la maréchaussée à commettre les pires abus.

Ce n'était point un spectacle banal que celui que présentaient les routes de France au début du XIVe siècle. En dépit du mauvais état de ces chemins royaux, publics ou de traverse, en dépit des nombreux péages, on y rencontrait incessamment une foule grouillante et bigarrée...

 

 

 

Taxe des pauvres

 

En 1566, une série de dispositions émanées des parlements, de la couronne et des municipalités elles-mêmes, donnèrent aux échevins des villes, aux marguilliers des paroisses, ou à des établissements spéciaux créés sous le nom de bureaux des pauvres, le droit de lever sur tous les habitants une taxe d'aumône.

L'article 73 de l'ordonnance de Moulins stipulait que « les pauvres de chacune ville, bourg ou village seront nourris et entretenus par ceux de la ville, bourg ou village dont ils sont natifs et habitants, sans qu'ils puissent vaguer et demander l'aumône ailleurs...