par soeur Jeanne MONIQUE

L'ETOILE DE L'EPIPHANIE

 

 

 

A la suite de l'article sur "l'Epiphanie de Jeanne d'Arc" paru dans notre dernier numéro. Sœur Jeanne-Monique dont nos lecteurs connaissent la ferveur pour Jeanne d'Arc, ainsi que les affinités virgiliennes, à la grande obligeance de nous  communiquer l'information suivante publiée dans l'Impérial des Vosges" du 1er Février 1896, sous le titre "Epiphanie de l'année 1896" et repris par "La semaine religieuse de Saint-Die" du 23 Février :

 

"Vers l'heure de la naissance de Jeanne d'Arc, un météore magnifique, venu des régions lointaines, à traversé la vallée de la Meuse, s'est arrêté, quelques instants au-dessus de l'église de Domremy, puis s'est incliné vers la gauche et est venu reposer devant la porte de l'héroïne. Il a illuminé la façade pendant quelques instants et a disparu sans laisser aucune trace. Le météore paraissait être une étoile très brillante, grosse comme la tête d'une enfant, il était suivi d'une traînée lumineuse d'un mètre environ, terminée par trois étoiles disposées en triangle".

 

L'information est très précise. Ce texte est à coup sûr, la rédaction d'un témoin oculaire rapportant le fait observé, sans commentaire. Ce phénomène cosmique, à une période où il n'était pas question d'O.V.N.I. , évoque une autre étoile très brillante, celle qui guida les Mages dans le récit de Saint-Mathieu... la nuit d'une autre Epiphanie précisément. Faut-il y voir un lien de parenté ?...

 

Remercions Sœur Jeanne-Monique et gardons précieusement cette information en souhaitant qu'elle suscite d'autres échos. C'est bien cela la "communication".

 

Mais à propos, qu'en pensent nos astrologues ?...

 

Et nos astronomes ?...

 

 

  

"JEANNE D'ARC A SATORY" 

 

 

 

Au cours d'un stage de commandement réunissant au camp de Satory une soixantaine d'Officiers de la Gendarmerie Mobile, un "créneau culturel" a été ménagé dans la matinée du 13 Mars, à l'initiative du Colonel Etienne Nicolas, avec le concours du Colonel de la Ville Baugé.

 

Le sujet choisi, de nature strictement militaire, était traité par le Lieutenant René Olivier : "La stratégie de Jeanne d'Arc à la lumière de l'enseignement actuel de l'École de Guerre".

 

La matière de cet exposé était tirée, d'une part, des quatre batailles de Saint-Loup, Saint-Jean-le-Blanc, les Augustins et les Tourelles qui, en neuf jours, provoquèrent la levée du siège d'Orléans engagé depuis sept mois; d'autre part, des quatre batailles de la campagne du Val-de-Loire, Jargeau, Meung, Beaugency et Patay où, en six jours, Jeanne d'Arc écrasa deux armées ennemies supérieures à la sienne ; toutes ses victoires retentissant d'un bout à l'autre de l'Europe comme des coups de tonnerre.

 

L'apport militaire de cette épopée fut ensuite analysé en fonction des principes stratégiques actuels de nos Écoles de Guerre. Cette épreuve sévère fit ressortir sans équivoque le rôle de Jeanne d'Arc comme rénovatrice de l'Art Militaire médiéval, la plaçant ainsi au premier rang des grands Chefs de Guerre qui ont laissé un nom dans l'Histoire. Lors de cet examen rigoureux, rien ne fut épargné à la Pucelle; même pas une confrontation directe avec les doctrinaires les plus prestigieux de l'Art de la Guerre: Sun-Tsé, Clausewitz et Napoléon....

... Et une fois de plus, elle s'en sortit victorieuse!...