par Jacques de la Ville Baugé.

Jeanne d'Arc et le Bleu-Blanc-Rouge, (bulletin n°158) a suscité des réactions profondes, réfléchies ou enflammées.

 

Elles prouvent, à la fois, l'intérêt porté au bulletin, donc sa raison d'être, et la vitalité intellectuelle de l'association.

 

En conclusion du débat, il suffit de ne pas confondre les siècles.

 

De nos jours, le drapeau bleu frappé aux armes de la Pucelle et notre emblème national se côtoient, normalement.

 

Ceux de ma génération se rappellent que, pendant quelques années encore après la Seconde Guerre, les balcons des particuliers à Paris s'ornaient des deux drapeaux pour les fêtes de Jeanne d'Arc.

 

A l'inverse, il arrive de voir lors d'une reconstitution historique l'héroïne portant l'écharpe comme un maire ou un député moderne. C'est un contresens, aggravé par l'explication des couleurs de Bedford.

 

En bref et selon moi, dans les cérémonies patriotiques, il est très souhaitable mais trop rare que l'emblème johannique soit présent et qu'il accompagne notre drapeau national.

 

Mais dans les célébrations ou les fêtes spécialement dédiées à Jeanne, il serait normal que ses couleurs à elles lui soient attribuées en ce qui la touche en propre (statue-plaque-actrice), tandis que les groupes de participants se rassemblent autour de leurs pavillons, dont les anciens combattants, à juste titre, derrière le drapeau tricolore.